Généalogie en Europe : mouvements migratoires



Migrations internationales avant 1792 (en rouge, puis orange, puis bleu)
Migrations internationales après 1815

     





Migrations internationales



Migrations entre provinces



Quelques mouvements locaux


Conflits européens :

guerre de la Ligue d'Augsbourg
1688-1697





guerre de Succession d'Espagne
1701-1714









guerre de Succession de Pologne
1733-1738



guerre de Succession d'Autriche
1740-1748




Auborn de Vence à Ste-Hélène / Nice
(France => États de Savoie), années 1690-1700
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Argento de Girgenti ? à Albissola / Savone
(Sicile => Gênes) sans doute vers 1680-1730
(guerres, famines…)
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Palmero de Vintimille à Châteauneuf
(Gênes => États de Savoie), avant 1730
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Argento d'Albisola Savone à Villefranche,
(Gênes => États de Savoie) sans doute vers 1730-1750
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Falgas de Saint-Gervais à Nice
(France => États de Savoie), années 1740
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Mascarello du Piémont à Nice via Tende ?
(États de Savoie)
avant 1700



Pons : du Piémont à Nice ?
(États de Savoie)
vers les années 1700 ?














Cagnolo de Castel Rocchero / Acqui à Villefranche
 (États de Savoie)
années 1740
(développement de la marine de guerre)





Dental de Gorbio à Nice, années 1690-1700 (vers la ville)




















Degioanni de Saorge à Nice, années 1740 (vers la ville)

Palmero de Châteauneuf à Nice, années 1740 (vers la ville)

Bottin de Peille à Nice, années 1740-1750 (vers la ville)

Période de paix et de commerce

Farnoux de Carnoules à Nice
(France => États de Savoie), années 1760-1770
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Chauvet d'Aix-en-Provence à Nice
(France => États de Savoie), années 1780
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Dassori de Gênes à Nice
(Gênes => États de Savoie), années 1780
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Gregoire de Sainte-Croix à Mérigon, années 1760-1770



Augier de la campagne vers la ville de Nice, années 1760-1780


Giletta de La-Roquette-St-Martin à Nice, années 1760-1780 (vers la ville)


Boutin de Saint-Martin-d'Entraunes à Guillaumes, années 1770



Martin de Saint-Pons à Thorame-Basse, années 1770-1790


Cagnoli de Villefranche à Nice, années 1780 (vers la ville)
Guerres de la Révolution française
1792-1802

Napoléon
1803-1815
Cagnoli de Nice à Gênes en 1792 (guerre),
puis retour vers 1795 (blocus)
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Lacoste de Durban à Camarade, années 1800-1810
Lagarde de Camarade au Mas d'Azil, années 1810

Restauration

et révolution industrielle













Carles de La Colle à Nice
(France => États de Savoie), années 1850 (exode rural)
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D'haenens d'Audenarde à Moyenneville
(Belgique => France), années 1850
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Lorenzi de Vintimille à Nice (États de Savoie), années 1810-1820
Guala de Verceil à Nice (États de Savoie), années 1810-1840









Foignet de Paris à Moulins (France), vers les années 1860

Foignet de Moulins à Bourges (France), années 1880-1890 (mutation)
Grevoul de St-Hippolyte-du-Fort à Salon (France), années 1880-1900

Pujol de Tourtouse à Cérizols, années 1810-1820
Robini de Lantosque à Nice, années 1810-1840 (exode rural)
Gilbert de Chareil à Moulins, années 1820 (exode rural)
Mouchet de Saint-Martin-des-Lais à Moulins, années 1820
(exode rural)
Durrieu de Montjoie à Mérigon, années 1820-1840
Jouannet de Lavault-Ste-Anne à Moulins (Allier), années 1830-1840 (exode rural)
Raufast de Cérizols à Sainte-Croix, vers 1850


Magalon de Guillaumes à Thorame-Basse, années 1860-1870
d'Hauenens de Moyenneville à Paris (Île-de-France), années 1860-1870 (exode rural)
Dedieu de Sainte-Croix à Mérigon, années 1860-1870
Grevoul de Lasalle à St-Hippolyte-du-Fort (Gard), années 1870

Vial de Thorame-Basse à Salon, années 1890-1900
Coustures de Mérigon au Mas d'Azil, vers 1900
Début du XXe siècle

Foignet de Bourges à Marseille (France), années 1900
Vial de Salon à Vitry (France), années 1910 (essor industriel)
d'Hauenens de Paris à Marseille (France), vers 1910





Migrations entre provinces françaises (rouge au XIXe siècle, orange au XXe)
Migrations entre provinces savoisiennes (rouge au XVIIIe siècle, orange au XIXe)







Mouvements locaux en Ariège (en rouge, puis en orange)
Mouvements locaux en Provence (rouge, orange puis bleu)
Mouvements locaux en pays niçois (rouge, puis orange)

À toutes les époques, les déplacements locaux sont très fréquents, surtout dans les campagnes, au gré des activités professionnelles et des mariages entre villes ou villages proches.
La tendance suit généralement deux paramètres : altitude décroissante (des crêtes vers les cours d'eau) et densité de population croissante (des villages vers les villes).
L'énumération présentée ici est loin d'être exhaustive. (Couleurs ci-dessus : pays niçois en vert ; Ariège en marron ; Provence en bleu ; le reste en noir.)

Avant le XIXe siècle, les migrations au-delà des limites de la province sont relativement rares, et s'expliquent généralement par les guerres ou par la conjoncture économique. On en a de bons exemples dans les années 1740, avec le soldat languedocien Falgas qui participe à l'occupation de Nice, ainsi qu'avec les Cagnolo de la Bormida qui sont envoyés à Villefranche pour servir dans la Marine royale.

Jusqu'à 1860, les mouvements aux frontières de la France sont surtout des émigrations, en direction des États de Savoie.
On remarque un seul mouvement à destination de la France : en provenance de la jeune Belgique, dans les années 1850.



Voici quelques précisions au sujet des drapeaux, qui peuvent prêter à confusion.
La croix de Saint-Jean (de gueules à la croix d'argent, symbole impérial et bannière de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, XIIe siècle) a été adoptée par les comtes de Savoie au retour de la Deuxième Croisade en Méditerranée, après quoi elle est restée jusqu'à nos jours le principal emblème de la dynastie. Au cours de leur histoire, les États de Savoie ont complété la bannière avec un fond bleu (royaume maritime), une croix de Saint-Georges surimprimée (annexion de Gênes), puis le tricolore vert-blanc-rouge du Risorgimento.
Également issue des croisades, la croix de Saint-Georges (d'argent à la croix de gueule) est l'emblème de la République de Gênes depuis le XIIIe siècle.
Pour se promener ni vu ni connu en Méditerranée, les Anglais ont d'abord utilisé la bannière des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem (XIIe siècle), puis ils ont signé un accord avec la République de Gênes afin d'acheter sa protection et l'autorisation d'emprunter sa croix de Saint-Georges (XIIIe siècle), toujours officielle aujourd'hui en Angleterre.
En France, les croisés arboraient d'abord la croix de Saint-Jean, puis la croix de Saint-Michel (blanche sur fond bleu, symbole des Capétiens). Cette dernière reste l'emblème du royaume de la France jusqu'au début du XVIIe siècle, puis les Bourbon adoptent parallèlement le pavillon blanc. Le tricolore révolutionnaire s'y substitue une première fois en 1792-1815, puis définitivement en 1830.




génération 1 (mi-XXe siècle), génération 2, génération 3, génération 4génération 5génération 6génération 7, génération 8, génération 9, génération 10 (fin XVIIe siècle)... 

Voir aussi :