littérature komie

Kirjan-Varjan
  • La tradition orale
    Mythologie, contes, chansons, proverbes, comptines...
  • Les précurseurs
    Au XIXe siècle, la naissance de la littérature komie.
  • Les années de liberté
    La littérature de l'oblast autonome komi. Après la Révolution, tous les espoirs sont permis... mais pas pour longtemps (la plupart de ces écrivains ont disparu dans les purges des années 1937–1953).
  • Les années de répression et de stagnation
    La littérature de la RSSA komie. Les écrivains qui ont vécu sous le régime soviétique : pendant la période des répressions staliniennes, et dans la seconde moitié du XXe siècle.
  • L'époque contemporaine
    La littérature de la République komie. Les années 1990 et les perspectives du XXIe siècle.


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Shypicha

La tradition orale

Littérature traditionnelle, dont la collecte s'est développée à partir du XIXe siècle : légendes et contes populaires, poèmes épiques, chansons populaires... 

Quelques légendes komies

Zyriènes de la Basse-Vyčegda :
ShomvukvaZyriènes du Vym' :
Zyriènes de la Haute-Vyčegda :
Zyriènes de l'Ižma :
Permiaks :
Ńeńets de la Kolva :

=> Pour une sélection de poèmes épiques des Zyriènes (toutes régions) et des Ńeńets de la Kolva, voir Коми народный эпос, Наука, Москва, 1987.
=> Pour une sélection de contes populaires des Zyriènes (toutes régions) et des Permiaks, voir Мифология коми, Москва, 1999.

Textes populaires



Les précurseurs (XIXe siècle)

Au XIXe siècle, une génération de savants s'intéresse aux langues komies et à leur situation par rapport aux autres langues ouraliennes. La langue, l'histoire, les traditions des Komis sont explorées et font l'objet de nombreuses publications.


Les années de liberté (1918–1937)

En 1918, une commission est chargée de normaliser la langue komie, afin de consolider la nation et de perpétuer son patrimoine culturel. C'est le dialecte zyriène de Syktyvkar qui est désigné arbitrairement comme langue officielle. Vasilij Molodcov adapte aussitôt l'alphabet cyrillique pour normaliser l'écriture. Pendant quelques années, la langue komie ainsi fixée va devenir une véritable langue littéraire. Une génération d'écrivains komis apparaît, qui s'engagent avec beaucoup d'ardeur dans la vie littéraire du pays. Mais cet âge d'or ne durera qu'une petite vingtaine d'années : dès la fin des années 1930 (et jusqu'à la mort de Staline), une vague de répression et de déportations va réduire au silence les minorités ethniques et les intellectuels, et tenter de généraliser par la force l'usage de la langue russe.
Le plupart des auteurs de cette période sont morts avant Staline.


Les années de répression (1937–1953) et de stagnation (1953–1992)

Le rythme des déportations ralentit un peu après la mort de Staline. Entre-temps, les Komis sont devenus minoritaires dans la république, leur langue a bien sûr été profondément dévalorisée par l'éducation, et les nouvelles générations sont presque totalement russifiées.

L'époque contemporaine (1992–)

Dans les années 1990, la nouvelle constitution semble redonner la parole aux Komis.

L'ethnofuturisme (mouvement né en Estonie à la fin des années 1980 et répandu depuis dans tout le monde finno-ougrien) est moins présent en Komi que dans des pays cousins comme l'Oudmourtie, mais ce n'en est pas moins une orientation non négligeable de la création littéraire d'aujourd'hui.



Les auteurs des dernières générations ont commencé leurs carrières après la dissolution de l'Union soviétique.



quelques institutions littéraires :

théâtres :



liens :



Bibliographie

Recueils de contes populaires

(avec éventuellement des essais sur la langue ou sur la mythologie)

Ouvrages consultés pour les textes originaux



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